L'interview du jour : Une existence ordinaire ?

Publié le par Juliette

"La maladie fut le coup de poing qui a brutalement mis en évidence ce que je savais depuis longtemps :la nécessité de prendre le temps plutôt que de se précipiter, d'accueillir chaque instant et de le vivre plutôt que de vouloir à tout prix fouiller ce qu'il y a derrière l'horizon - parce qu'il y a toujours un nouvel horizon, à l'infini (...) Aujourd'hui, j'ai choisi le chemin de l'instant et du temps: faire en sorte que le temps ne me regarde plus passer et profiter de l'instant. Avec un oeil beaucoup plus amoureux de l'existence, plus paisible, plus attentif aux autres, plus enthousiasmé. Sereinement enthousiasmé, pourrait-on dire. Si la maladie permet cela, elle est une chance." entretien avec Bernard Giraudeau "J'ai toujours refusé une existence ordinaire" in Télérama du 27 juin 2007.

 

Publié dans Les petites Phrases

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Régis 31/10/2007 17:44

Je rebondis la dessus : Dans Voici, l'excellent Bernard Giraudeau disait, je cite : " Ma devise personnelle ? "Il ne faut pas comprendre, il faut perdre connaissance", une phrase de Claudel, c'est la plus belle phrase du monde. C'est valable pour tout. Perdre connaissance, c'est apprendre à être "poreux". C'est recevoir, sans préjugé, le regard et l'écoute vierge. C'est un héloge de la différence, de l'humanisme." Cette phrase, je te l'offre Juliette, c'est cadeau !