Métro, boulot, dodo... et la santé, bordel !

Publié le par Juliette

Comment va la santé des Français ? Pas si fort, à en croire la presse, les sondages et les études de ces derniers mois ! La plus récente enquête décennale Santé Insee comptabilisait ainsi 1,7 troubles de la santé par personne interrogée. Pas de quoi s’étonner, vu le contenu de nos assiettes. D'après le Dr Christian Recchia, chercheur en sciences des aliments, 27% des produits alimentaires premier prix vendus en France sont « en dessous des normes de qualités exigées pour les aliments pour chien et chat ». Dans « Vive la Malbouffe » on apprend par ailleurs que 70 % de la production agricole passent par les industries de l’agro-alimentaire avant d’arriver chez nous, que la France est le troisième plus gros consommateurs mondial de pesticides avec 77 000 tonnes, que l’huile d’olive peut être coupée avec des graisses industrielles … Quand aux détergents et autres produits chimiques que nous laissons rentrer dans nos foyers, ils sont si nocifs que même les stations d’épuration sont incapables de les filtrer correctement. Niveau moral, c’est encore pire ! Nous n’arrivons ainsi que quinzième d’une étude de l’université britannique de York dans 29 pays sur 43 critères (dont santé, pauvreté, habitat…). Travailleurs ou chômeurs, même galère ! Le travail est devenu une denrée à la fois rare et de plus en plus mal digérée ; alors qu’il devrait être vecteur de valorisation et de socialisation, il engendre désarroi, solitude et sentiment d’abandon. Les Français sont même 23èmes sur 25 niveau stress au boulot. La solidarité se perd dans l’exigence de performance, dans l’individualisation des objectifs, dans l’insécurité permanente avec la peur d’être le prochain sur la liste, si bien que la santé mentale au travail est même devenue « un enjeu majeur de santé publique » pour l’Institut de veille sanitaire. Nos nuits quant à elles, ne sont plus en état de réparer les dommages diurnes. D’après l’Institut du Sommeil INVS, les Français ont perdu 1 h 30 de sommeil en 50 ans, dorment moins de 7 heures par nuit et accumulent 5 ans de dettes nocturne en 40 ans de vie active. 55% des Français aspirent à dormir plus, 40% des femmes manifestent des troubles du sommeil (les messieurs vont mieux, merci !) et 82% des salariés ont des insomnies liées au travail d'après une étude Monster.fr. Frappés d’hyperéveil, leur taux de cortisol est maintenu à un niveau élevé par la pression, l’insécurité, les soucis, les horaires irréguliers, et ils ont tôt fait de s’enfoncer dans le cercle vicieux insomnie-dépression. Nous ne sommes ainsi que 18% à connaître de douces nuits, loin derrière les Polonais, les Finlandais, les Belges… La solution ? En attendant les vacances, on arrête de lire ce blog, on ferme son ordinateur et zou, au dodo ! 

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