Sale Boulot !

Publié le par Juliette

Certaines femmes ont vraiment une vie de chien, un job totalement aliénant que je n’échangerai pas contre une carrière de contractuelle ! J’en ai encore vu ce week-end, de ces femmes qui rentrent dans l’entreprise comme on rentre dans les ordres. Après des années d’études et de tests d’aptitude éprouvants, elles atterrissent dans des bureaux austères, sombres et froids, broyées par le système d’institutions souveraines, sous le joug d’une hiérarchie tentaculaire et d’enjeux de pouvoir, politiques ou diplomatiques, qui les dépassent. Elles travaillent souvent la nuit, restent d’astreinte à leur rares temps libres et ne vivent que pour leur travail.

Elles sont constamment sous pression, avec un devoir de sang-froid et pas le moindre droit à l’erreur. Souvent, elles sont encore plus exigeantes envers elles-mêmes que ne le sont leurs patrons. Leur vie de famille, si elle a un jour existé, a volé en éclat sous le poids des responsabilités et des longues heures de travail. Si elles ont eu des enfants, elles ne les voient pas grandir. Elles se satisfont tant bien que mal de liaisons fugaces, souvent clandestines. Elles se coupent de toute vie sociale et leur quotidien finit par être si vide, que le bureau devient leur dernier refuge, le seul endroit ou leur existence a un sens. Et elles continuent, à gâcher leur beauté – du genre qu’on croise assez rarement dans nos administrations – et leur jeunesse, à s’abîmer les yeux sur des appareils et des écrans en tout genres, à brûler leur cervelle dans des recherches souvent vaines et des expériences répétées à l’infini, à manipuler des trucs puants, infects, dégoulinants, poisseux, putréfiés…
Quand elles vont sur le terrain, elles se retrouvent en contact avec ce que la société a de plus vil et de plus tordu, à inspecter chaque détritus plongées dans une benne à ordure, à relever des substances non identifiées sur le lieu d’un délit, à déblayer au pinceau un cadavre ensablé, ou à ramasser les mille morceaux d’un corps qui a explosé. Elles s’appellent Catherine, Sara, Calleigh… et ce sont des expertes.
Mais pourquoi fascinent-elles à chaque fois plus de 6 millions de téléspectateurs, et moi, et moi, et moi ?    

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Juliette 06/10/2006 09:33

C'est quand même moins pire que par chez toi, ça console, non ? Ta boîte, on peut en sortir, la preuve... Comment ça se passe là bas ? Je ne vous manque pas trop ? ça doit jaser un chouilla, non ?

K-mi 05/10/2006 12:42

J'aime beaucoup ton article. On ne s'y reconnaît que trop! Moi, ce qui m'inquiète le plus, c'est que "ces femmes" perdent  la volonté et même l'envie de changer de (rythme de) vie...
K-mi

Juliette 28/09/2006 22:11

Moi, je l'aime bien Madame Ingals quand c'est Ian Darin qui la décrit.. hé kés tu crois, bien sûr que je suis allée voir tes katzeries... mais c'est vrai qu'en ce moment avec l'écriture de mon manuel sur l'éducation des hommes, je n'ai plus trop le temps de laisser des commentaires... mais qui sait si un jour je ne te demanderai pas d'user de ton talent pour illustrer une de mes chroniques ?Quand à vous mes copines : Dom, je crois qu'une cure de dégrissomisation s'impose,  toi, Calpurnia, je ne parle même pas car je sais que tu es de toute façon plongée en ce moment même dans tes desperatouachouach (mais je compte sur ton com pour mon nouvel opus sur la maternité), quant à toi Nunu... t'es trop vénère, faut que ta "perle" te fasse un massage d'urgence !Enfin, ma chère Angel, comme je te l'ai déjà dis, je crois que tu t'es trompé de case. N'étais-ce pas plutôt à mon article sur les hommes qui ne savent pas écouter que tu régissais ? Quand aux solutions que je propose, elles seront toutes dans "Comprendre l'Homme pour mieux l'éduquer" qui sort le 21 février ! En tout cas bravo quand même pour cette première tentative

nunuvénÚre 27/09/2006 16:43

Ben moi elles me fascinent pas des masses ! La Ingalls non plus avec son bonnet et ses sourires niais et les Désespérées avec leur taille 36 fillette m'énervent !
Je crois que je suis de mauvaise humeur moi aujourd'hui !

Calpurnia 26/09/2006 19:11

C'est vrai que Madame Ingalls nous manque beaucoup. Sinon moi je suis plutôt pour les desperates... D'ailleurs je m'en vais de ce pas alerter canal + : le décodeur ne décode plus...D'un autre côté cette série j'en entends régulièrement parler : je pense que c'est pour décourager les desperates de faire un bouillon de 11 heures...